(L'hirondelle - image prise ICI)

Deux hirondelles poséees sur un fil dans la rue d'à côté. Et ce matin, une seule dans un petit hameau du coin. Voilà tout ce que j'ai vu depuis le début du printemps ! Où sont les hirondelles ? Je les savais, hélas, sur le déclin... mais à ce point ? Il me revient en souvenir d'enfance, les vols rapides qui traversaient les cieux, les cris joyeux des oiseaux se poursuivant, tous ces nids sous les poutres, dans les vieux bâtiments, les allers et retours des parents nourrissant les oisillons piaillards et des centaines d'individus qui se regroupaient pour repartir à l'automne.

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Chères visiteuses (et visiteurs), dites-moi que par chez vous, elles sont toujours là. Qu'elles reviennent toujours nombreuses vous régaler de leurs ballets incessants. Rassurez-moi.

L'hirondelle au printemps cherche les vieilles tours

L'hirondelle au printemps cherche les vieilles tours,
Débris où n'est plus l'homme, où la vie est toujours ;
La fauvette en avril cherche, ô ma bien-aimée,
La forêt sombre et fraîche et l'épaisse ramée,
La mousse, et, dans les nœuds des branches, les doux toits
Qu'en se superposant font les feuilles des bois.
Ainsi fait l'oiseau. Nous, nous cherchons, dans la ville,
Le coin désert, l'abri solitaire et tranquille,
Le seuil qui n'a pas d'yeux obliques et méchants,
La rue où les volets sont fermés ; dans les champs,
Nous cherchons le sentier du pâtre et du poète ;
Dans les bois, la clairière inconnue et muette
Où le silence éteint les bruits lointains et sourds.
L'oiseau cache son nid, nous cachons nos amours.

Victor Hugo

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