S'il y a une invention humaine que j'apprécie au plus haut point, c'est bien la médiathèque !

Pour 8 euros à l'année, on peut emprunter des tas de bouquins qu'on est plus obligé de stocker chez soi en se demandant bien ce qu'on va pouvoir en faire après. On peut découvrir des musiques sans devoir acheter les cd. Et on peut même regarder des films, revoir des vieilles séries... sans encombrer ses étagères.

Dernières lectures :

Je ne rappelle pas l'histoire que tout le monde connaît. Une femme qui s'ennuie, et qui rêve d'autre chose, à une époque où rien n'était évident pour les femmes. Je n'avais jamais lu Flaubert. Je craignais de m'ennuyer avec Emma. Mais non, j'ai bien accroché et l'ai lu sans déplaisir.

Il en a été autrement pour ce roman d'Emile Zola :

Pour le coup, j'avais déjà lu plusieurs Zola. Celui-ci je l'ai emprunté dans une petite bibliothèque du village d'à côté, parce que l'édition était belle (pas celle de la photo), avec des gravures originales. Mais bon... le sujet, la bourse, les jeux d'argent, la cupidité, les affaires plus ou moins louches... ça n'est pas trop  "ma tasse de thé". Je l'ai trouvé répétitif, un peu pénible à lire. Mais je suis tout de même allée jusqu'au bout. Parce que je voulais connaître la fin, et parce que... c'est Zola :-) (j'ai fait beaucoup moins d'effort avec un roman de Musso que j'ai laissé tomber au bout d'une cinquantaine de pages, je l'avoue)

 

 

Coup de coeur par contre pour ce premier roman de l'anglais Nathan Filer. Résumé : "Je vais vous raconter ce qui s'est passé, parce que ce sera un bon moyen de vous présenter mon frère. Il s'appelle Simon. Je pense que vous allez l'aimer. Vraiment. Mais dans quelques pages il sera mort. Et il n'a plus jamais été le même après ça." Matthew a 19 ans, et c'est un jeune homme hanté. Hanté par la mort de son grand frère, lors de vacances à la mer, dix ans auparavant..."

L'auteur a travaillé dans un hôpital psychiatrique à Bristol. Malgré le sujet qui peut paraître difficile (la schizophrénie), le livre se lit très bien. D'ailleurs, je l'ai lu très vite. L'écriture est agréable, la mise en page très originale. il y a même des dessins. On est dans la tête de Matthew qui écrit son journal, son histoire... On comprend mieux son "fonctionnement" ... ou pas... mais qu'importe...On entre dans l'univers de la schizophrénie, mais d'une façon humaine. Je pense que ce livre m'a permis de changer mon regard sur ce monde de la maladie mentale.

En me baladant entre les rayonnages de la médiathèrque je suis tombée sur ce livre : Être ici est une splendeur.... C'est un beau titre je trouve (tiré d'un poème de Rilke). Le sujet aussi puisqu'il s'agit de la vie d'une femme peintre pas très connue (en France en tout cas). Et que j'aime la peinture. Et aussi que je suis toujours intéressée et admirative de ces femmes qui se battent (je le mets au présent parce que c'est encore, hélas, vrai) pour vivre la vie qu'elles se sont choisie malgré la pression de la société, des religions et des hommes. Le bibliothécaire m'avait prévenu qu'il n'avait pas aimé du tout et que plusieurs personnes ayant emprunté ce livre avant moi s'étaient dit plutôt déçus. Comme quoi... il vaut mieux se faire sa propre opinion, car moi j'ai bien aimé :-) D'ailleurs, une exposition d'oeuvres de Paula Modershon Becker a lieu jusqu'au 21 août au musée d'art moderne de Paris. Je pense que je vais y emmener mon Amoureux.

 

J'aime aussi la BD ! Du coup, je me suis plongée dans le dernier Astérix le Gaulois dont mon frère fait la collection (coucou frérot :-) ). J'étais un peu méfiante, car je trouve que je prends moins de plaisir aux "suites" lorsque les auteurs ne sont pas les "créateurs" des personnages. Mais là, pas de déception ! Je l'ai dévoré d'une traite et me suis bien amusée

 

Et puis, je profite de mon inscription à la médiathèque pour feuilleter différents livres de cuisine (végétarienne of course :-) ) et j'ai trouvé celui-ci tellement plaisant, gai et original :

Que j'en ai offert un exemplaire à ma copine Caro, végan depuis un an, et que je pense bien me l'acheter aussi.

Parce que même si la médiathèque est une invention formidable, il y a des livres qu'on a envie de garder pour soi :-)