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Un thème de saison pour le challenge d'octobre du blog de Nath : l'automne et la couleur rouge.

Alors zou, j'ai regardé autour de moi et ai fait une petite composition avec la citrouille donnée par le voisin (mais que je garde un peu en déco avant utilisation culinaire), quelques pommes délicieuses à croquer, trois marrons ramassés lors d'une balade avec ma copine Shayra et la petite lanterne rouge qui, habituellement, égaye l'auvent :

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En plus d'une photo personnelle, Nath demande pour son challenge, une photo trouvée sur le net :

J'ai choisi une peinture de Séraphine de Senlis, trouvée ICI. Vous avez peut-être vu le très beau film avec Yolande Moreau.

J'ai eu la chance d'aller voir une exposition de ses oeuvres au musée Matisse il y a quelques années. Une explosion de couleurs, un univers merveilleux. Encore sublimé par l'histoire de cette femme simple qui trouvait ses pigments dans la nature et qui n'avait pas de culture artistique. 

Une courte biographie trouvé ici :

C’est une personnalité intense qui transparaît dans le parcours de Séraphine de Senlis, peintre française autodidacte. De son vrai nom Louis, elle est orpheline à 7 ans de parents modestes et apprend le métier de bergère avant d’entrer comme domestique au service des soeurs de la Providence. Elle s’imprègne alors pendant vingt ans d’images pieuses, de la lumière colorée des vitraux ou des rosaces et ces visions alimenteront sans cesse les compositions florales qu’elle peint longtemps en secret. En 1901, elle s’installe à Senlis pour y faire des ménages chez la bourgeoisie locale. C’est dans ces circonstances qu’elle rencontre l’esthète et collectionneur allemand Wilhelm Uhde, installé récemment loin des fureurs parisiennes. Premier acheteur de Picasso, découvreur du Douanier Rousseau, il est séduit par le talent de Séraphine, son style naïf et primitif, mais aussi par sa personnalité. Car elle est entièrement tournée vers sa peinture et crée elle-même ses couleurs pour une production vitale et prolifique. Elle continue de peindre à l’hôpital psychiatrique de Clermont où elle est internée pendant dix ans pour une psychose et où elle meurt en 1942. Wilhelm Uhde, par son soutien constant et l’organisation d’expositions, l’a pourtant fait entrer dans l’histoire de la peinture moderne. Le musée Maillol à Paris, le musée d’Art de Senlis, le musée d’Art naïf de Nice et le musée d’Art moderne de Lille Métropole possèdent plusieurs de ses oeuvres.

Voilà, pour moi, l'automne est une saison de couleurs.